Faire ses cartons, la méthode qui tient la route
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Un carton bien fait, c’est un carton qu’on peut porter d’une main dans un escalier tournant sans qu’il s’ouvre. Ça paraît modeste comme objectif. C’est pourtant ce qui sépare un déménagement fluide d’une matinée passée à ramasser des livres sur un palier.
Pour un petit volume, quelques soirées suffisent si vous suivez un ordre. Voici celui qu’on conseille, avec les gestes qui comptent. Avant d’acheter quoi que ce soit, estimez le nombre de cartons qu’il vous faut. Le reste suit, avec nos conseils pratiques.
Commencer par ce dont vous n’avez pas besoin
Les livres, les vêtements hors saison, la déco. La cuisine en dernier.
Deux semaines avant, attaquez ce qui dort : bibliothèque, placards du haut, cave, souvenirs. Vous pouvez vivre sans pendant quinze jours. Une pièce à la fois, jamais trois cartons ouverts dans trois pièces différentes.
La dernière semaine, passez aux vêtements courants en n’en gardant qu’une petite valise, puis à la salle de bains. La cuisine se fait les deux derniers jours, en gardant le strict nécessaire : une casserole, deux assiettes, des couverts.
Le carton de survie
Fermez-le en dernier et chargez-le en dernier aussi. Dedans : papier toilette, savon, chargeurs, une lampe, un tournevis, de quoi faire un café. À l’arrivée, c’est le premier qu’on ouvre.
Six déménagements avec cartons faits par le client
À chaque fois, fermetures contrôlées et renforts posés avant le chargement. Le reste, l’équipe s’en est chargée.

Un escalier tournant aux deux bouts
Avril 2026 · 12 m³ · de Lyon 3e vers Villeurbanne
Rue Garibaldi, un T2 au quatrième par un escalier qui tourne serré. Même configuration avenue Henri-Barbusse, au quatrième aussi. Côté client, des cartons prêts et bien étiquetés.
On a vérifié chaque fermeture, renforcé quelques fonds. Le lit en kit, 37 kilos environ, a perdu ses éléments saillants pour passer les virages, puis il est monté debout, porté à deux. Meubles sous couvertures, film bulles sur les angles.

Matelas et sommier par une cage étroite
Mai 2026 · 8 m³ · Charbonnières-les-Bains vers Écully
Route de Paris, une chambre en résidence étudiante au deuxième, cage d’escalier étroite. Créneau calé sur la remise des clés du logement.
Le matelas et le sommier, environ 37 kilos ensemble, sont descendus sous housse et couvertures. Les cartons, faits par l’étudiant, ont reçu un coup de ruban supplémentaire sur les rabats fatigués. Avenue du Docteur-Terver, un escalier large jusqu’au troisième a facilité l’arrivée.

Créneau d’ascenseur, puis deuxième à pied
Juin 2026 · 6 m³ · Oullins-Pierre-Bénite vers Irigny
Rue de la République, l’ascenseur n’était utilisable que sur une plage réservée. Sur le palier attendaient les cartons, fermés et nommés, prêts pour le créneau.
Contrôle rapide, deux renforts, puis tout est descendu pendant le créneau. Le bureau démontable, 24 kilos, est parti en panneaux sous kraft. Rue du 11-Novembre-1918, deuxième étage sans ascenseur : portage à deux, cartons d’abord, panneaux ensuite.

Livraison en étage, par lots
Juillet 2026 · 8 m³ · Feyzin vers Vénissieux
Route de Lyon, une chambre de bonne au rez-de-chaussée sur cour. Le départ était simple. L’arrivée demandait plus d’organisation.
Avenue Jean-Jaurès, on a déchargé par lots et acheminé en escalier avec des sangles, l’ascenseur servant aux cartons. Le lit en kit, autour de 37 kilos, est monté en panneaux. Côté cartons, tout tenait bien : quelques fermetures renforcées au départ suffisaient.

Une vingtaine de cartons, camion garé loin
Août 2026 · 4 m³ · Villefranche-sur-Saône vers Gleizé
Rue Nationale, un studio meublé au deuxième sans ascenseur. Le camion n’avait pas pu s’arrêter près du hall. Une vingtaine de cartons, environ 65 kilos en tout, à faire rouler jusqu’à lui.
Chariots, sols protégés dans le passage, rotations organisées. Fermetures solides dans l’ensemble, deux ou trois renforts seulement. Rue de Tarare à Gleizé, une allée menait au rez-de-jardin.

L’armoire au-dessus d’une boutique
Septembre 2026 · 6 m³ · de Lyon 3e vers Lyon 2e
Cours Lafayette, un T1 au premier étage, au-dessus d’un commerce. Accès étroit. L’armoire démontable pesait près de 90 kilos.
Démontage dans la pièce, panneaux sous couvertures, descente à deux sans encombrer l’entrée du magasin. Les cartons du client ont été vérifiés un par un avant chargement. Rue Victor-Hugo, premier étage par un escalier droit, puis remontage de l’armoire à sa place.
Remplir, fermer, étiqueter
Le poids d’abord
Lourd en bas, léger en haut. Les livres vont dans de petits cartons, jamais dans les grands. Un carton que vous ne soulevez pas sans grimacer est trop chargé : répartissez. Comblez les vides avec du papier ou du linge, un contenu qui bouge finit par écraser les parois.
Une fermeture solide
Ruban adhésif en croix sous le fond, puis un passage sur chaque bord. Même chose pour le dessus. Les cartons de récupération déjà ouverts plusieurs fois méritent un renfort. La vaisselle demande plus de soin : il faut emballer la vaisselle assiette par assiette.
Des étiquettes lisibles
La pièce de destination sur deux faces, pas sur le dessus seulement : dans une pile, on ne voit que les côtés. Ajoutez « fragile » quand c’est vrai, pas partout. Un numéro aide à vérifier que tout est arrivé.
- Petits cartons pour le lourd.
- Ruban en croix, bords renforcés.
- La pièce d’arrivée écrite sur deux côtés.
- Pas de carton qui sonne creux.
Ce que fait l’équipe avec vos cartons
Si vous les avez préparés, on vérifie. Si vous préférez déléguer, on peut aussi s’en charger.
Avant de charger, l’équipe contrôle les fermetures et renforce ce qui en a besoin. Un fond qui baille, un rabat mal collé : on reprend sur place. Les cartons partent ensuite en premier ou en dernier selon leur poids et l’ordre de chargement.
Si vous manquez de temps, on peut livrer des cartons avant la date, ou faire l’emballage le matin même. Précisez-le dans votre demande de devis. Et pour trouver des cartons sans payer, les pistes ne manquent pas.
Pour un logement en hauteur, des cartons bien fermés se portent plus vite dans l’escalier, surtout sans ascenseur, où l’équipe s’organise en conséquence. Et pour un premier chiffrage, le calculateur compte meubles et cartons ensemble.
D’autres conseils avant le départ
Faire ses cartons : vos questions
Combien de temps avant faut-il commencer ?
Une dizaine de jours pour un studio, deux semaines pour un T2. En commençant par ce qui ne sert pas.
Quel ruban utiliser ?
Un adhésif d’emballage large et solide. Le ruban de bureau ne tient pas.
Peut-on mettre des vêtements dans des sacs ?
Des valises, oui. Les sacs poubelle se déchirent et s’empilent mal.
L’équipe peut-elle faire les cartons à ma place ?
Oui, si vous le demandez au devis. Cartons, papier et ruban sont alors fournis.
Combien coûte l’emballage par l’équipe ?
Il dépend du volume à emballer, et s’ajoute au déménagement. Le devis le détaille.
Faut-il vider les tiroirs des commodes ?
Oui. Un meuble vide est plus léger, et ses tiroirs restent fermés dans l’escalier.
Que mettre dans le carton de survie ?
Chargeurs, papier toilette, savon, une lampe, un outil, de quoi manger le premier soir.
Les produits ménagers voyagent-ils ?
Bien fermés, debout, dans un carton à part. Les produits inflammables restent hors du camion.
Comment étiqueter efficacement ?
La pièce où il va, écrite sur deux côtés, et un numéro. C’est suffisant.
Que faire des cartons à l’arrivée ?
Les vider à votre rythme. Les plier ensuite, ou les donner à quelqu’un qui déménage.